Darth's profileThe Hell's GatePhotosBlogListsMore Tools Help

Blog


    April 09

    Dream Cut: I Feel Better Without You

    Assis côte à côte sur des strapontins. Le casque sur les oreilles je tenais ouverte sur mes genoux cette vieille histoire d’Hérodiade et de Jean-Baptiste. Je ne lisais pas, trop occupée de la manière dont nos jambes se touchaient. D’un signe tu me demandes d’enlever le casque. « Tu m’avais dit une fois que tu jouais dans un groupe. C’est toi le piano ? » Un sourire qui m’écorche. Oui, c’est bien moi, l’alto, une amie. « Moi aussi je fais partie d’un groupe, tu te souviens ? » - « Et tu joues de quoi ? » - « Mais… j’enregistre ! In-dis-pen-sable ! » Tu me prends la main dans une ride du temps, je ne sais plus où caser ça. Affluence, tu te lèves et tu m’attires dans te bras comme s’il était normal que je me serre contre toi. Tu me caresses les cheveux et tu m’embrasses le sommet de la tête comme on fait aux petits enfants, je m’agrippe à toi comme si je dérivais. Et toujours ce sourire, comme une lame. Tu descends là, un signe de main, encore un sourire, comme si je devais à tout prix laisser des traces de sang. Un signe de main, mais tout est calme, je sais que je te reverrai, ce n’est qu’une question de temps, tu me retrouveras. Je descends au Parc, je flâne et je monte sur la statue sans pied.

     

    Me suis réveillée plus tôt, pas le cœur de me rendormir, je ne veux plus rêver de choses si agréables qui se fanent le jour levé.

     

    Bon ça c’est pour le journal des rêves de TiÓ  =] A toi maintenant.

     

    Let’s feel better.

     

    April 08

    Bird 47

    Tout le monde veut le Prince Charmant. Moi je veux des Kinder Surprise =] Avec des surprises dedans hein Tigger, triche pas.

    Je me fous de la tête rasée de Britney Spears!

    La plus grande marque d'indifférence c'est de rester en proie aux questions qu'on ne peut plus poser parce qu'on y a déjà trop répondu. Vous voyez l'indifférence? Je suis au sommet.

    Midnight Cut

    [En rêve, je vois... la conquête du monde_le pain perdu radioactif_les tueurs_les poupées_tes lèvres_les fraises_les livres_les livres_encore les livres_les salles de cinéma vides_les traces d'avion dans le ciel_les curieux_le jeu_la peur_l'odeur de lessive_les mains d'un garçon autour de mon cou_la pluie_étreins-moi_Paris_les photos en noir et blanc_tes lèvres_les photos en noir et blanc_les photos en noir et blanc_les photos en noir et blanc_derrière toi_je suis là]
    April 05

    Lothie au McDi :D

    Ce post ne fait que rendre compte du fléau planétaire en cours d’extension, à savoir la transformation massive de gens en Pokémons. Pas plus tard qu’hier, alors qu’Epsilon nous séquestrait dans ses infâmes locaux (je ne vois pas très bien ce qu’ « infâme » vient faire ici) jusqu’à une heure indue, Peco a commencé à avoir faim. Pas le genre de petite faim qui fait rigoler et qui pourrait se contenter d’un petit écolier ou quoi hein ( le biscuit Tigger, le biscuit…), non LA grosse faim au point qu’on se sent capable de MARCHER d’Odéon au Mc Do de Cluny (bande de malaaaaaaaaaades…. T.T). Bon ben ça c’est le premier signe. Je suis au regret de vous dire que Peco va bientôt rapetisser, devenir encore plus jaune qu’il n’est, devenir aussi large que haut, et lancer des éclairs. A moins qu’il ne se transforme en cheval avec des cheveux de flammes, mais bon je en crois pas, Ponita c’était plus pour les filles (hey je ne vous raconte pas le nombre de noms de Pokémons que Peco peut me sortir, c’est dingue, on dirait qu’il continue à jouer avec les cartes, enfin je me tais, je vais encore me faire taper) Et on ne le verra plus que le mercredi aprèm sur la chaîne Manga, donc si vous n’avez pas le câble, ben vous êtes crucifiés (j’adoooooore cette expression, c’est Epsilon Powa à mort)…

    N’empêche c’était kewl.

    Paske je me suis mise à avoir faim aussi :D

    Et ça discutait bouffe à haute voix en cours de Bioch, et que je préfère le canard laqué pékinois, avec la crêpe, la sauce brune et la tige d’oignon qui croque, accompagne moi jusqu’au McDo, si je fais un gâteau au poulet ça te va ?, ouais les brioches à la viande c’est énoooooooooorme, *Lothie met ses mains autour d’un hamburger imaginaire aux proportions démesurées* et Peco de faire un regard bizarre (il ne savait pas que c’était un hamburger) *c’est ça que tu veux ?*….

    Ouais ben finalement, je l’ai accompagné au McDo (pas une raison pour me faire marcher partout les autres jours hein), oui il est super persuasif en fait, il te parle sans arrêt jusqu’à ce qu’on soit arrivés, pi tu t’en rends même pas compte mais tu es déjà en train de faire la queue. Le pouvoir de la parole que ça s’appelle :D PECO EST UN GARCON QUI PARLE. Donc ce n’est pas un garçon. Hypothèse fortement appuyée par Piggy.

    Ah oui, il y a eu une histoire de capotes greffées à un certain moment, mais je me tais, c’est lui qui se charge de raconter ça, vu que je suis pure et innocence (balance moitié vierge selon Prisc, j’adore l’appeler Prisc by the way, ça fait tellement L.A. ! :D *Lothie se fustige elle-même, non tiens, elle le fait faire par Jude Law, ça aura moins l’air d’une punition*)…

    Tu sais ce qui m’a fait plaisir ? Lorsque tu as déplacé la séance de cinéma plus tôt en disant qu’avec celle de 11h30, on aurait moins de temps pour se voir (et je finis toujours par me dire que c’est un peu comme si dans ton immense générosité tu accordais un peu plus de temps à une fan pour son interview, alors j’évite seulement d’y penser :D).

    « You are insanely gorgeous». Il y a des jours où le bleu vient d’ailleurs. Tu as raison, ça passe mieux en anglais :D

    Il ne me reste plus qu’à passer ce concours, devenir belle, cultivée, intéressante, attirante, déterminée, pouvoir me contenter de salades au tofu, avoir un lecteur non Apple, être brillante, apporter quelque chose aux autres, devenir sociable, ouverte, démonstrative envers TOUT LE MONDE, apprendre à dire lorsque ça va pas et spécifier POURQUOI ça ne va pas, arrêter de faire la gueule lorsqu’il fait mauvais, pouvoir me passer des autres quand même, arrêter de me comparer à Cameron Diaz, arrêter de chercher Jude Law parce qu’un garçon qui pleure et qui parle faut pas pousser, si Jude Law était vraiment comme ça, ça se saurait, ne pas me prendre pour une gamine de 8 ans, essayer d’être plus sérieuse, ne plus regarder de films d’horreur ou F3X le dimanche matin, me coiffer au moins une fois par semaine, non une fois par mois ça suffirait, arrêter de boire du lait en espérant grandir un peu plus, arrêter d’attendre des gens ce qu’ils ne veulent pas donner, ne plus espérer que les gens devinent ce que je veux (ah ui jeu nul avec Peco, devinez à quoi je pense : c’est ni vivant ni mort, ce n’est ni une plante, ni un animal, ni un objet… c’est… une muse ! hahaha~~), et se dire que si le ciel est aussi bleu dehors c’est ptet un peu pour moi aussi.

    Allez, on y est presque.

    Je devrais faire des posts moins longs quand même. Ou les fragmenter.

    Vendredi c’est Nowel. C’est mon calendrier de l’avent qui me l’a dit :D

    April 01

    Post au niveau de ceux de Peco, je m'en excuse :D

    Une question: pour attraper Jude Law faut-il être Camron Diaz? (Oui j'ai regardé The Holiday et alors?... père veuf sublime prochain fantasme :D)
    March 23

    Amours parisiennes, oeil dans l'oeil

    Nous étions deux, non, trois, avec ce Paris que les parisiens oublient d'aimer. Tout contre mon coeur.

    Cut

    J'ai trouvé ça dans un de mes cours de SHS:

    "Levinas: l'épiphanie du visage (quand l'autre se montre à moi) me renvoie au commandement "tu ne tueras point" et à ma responsabilité à son égard."

    Carrément hilarant.

    Moi quand je vois quelqu'un je me dis "argh, c'est écrit tu ne tueras point, quel dommage", c'est sûr... c'est fait pour faire de nous de bons médecins... :D

    March 20

    My heart is an empty room...

    And all that you can see, is where else you could be...
    March 18

    Vampires will never hurt you...

    La triste vérité est qu'il n'y a jamais eu de Diable pour prendre votre âme. Pas de pacte. Aucune libération possible. C'est peut-être ça que l'enfer.
    March 16

    Petit Jouy

    "Nous étions deux contraires, Pescatore et moi. Je ne prenais pas l'existence au sérieux. Je n'avais pas de certitude religieuse et pas un sou d'ambition morale, j'étais égaré dans mon époque." Le charme noir, Queffélec.
     
    C'est exactement ce que je suis, une toquade, un caprice, une bulle. Sans substance. Vivre par procuration, c'est mal? :D
     
    Pescatore. Le pêcheur. Je ne pêche pas, et je ne chasse plus guère, même dans ces simulacres de parades amoureuses.
     
    Ce n'est pas un délice de laisser venir, mais que voulez-vous, lorsqu'on n'a même plus l'esprit de se pencher pour respirer les fleurs... on est bien perdus :D
     
    "Cannib s'essayait à la bière comme il en usait du reste: il s'essayait à la vie, aux autres, à lui-même et rien n'allait. Il ne finissait pas ses bières, les autres le brimaient sauvagement, et sans doute il ne s'aimait pas."
     
    Equilibre.
     
    L'alcôve à la tête de mon lit semble s'agrandir à chaque bouquin de SF acheté, j'ai bon espoir de terminer ma collec' (non pas celle de Pokémons, l'autre...)
     
    Le bruit de la chair qui éclate. Le sang. L'horreur immobile. Pas une main tendue. Je suis rentrée chez moi, transie de honte et j'ai vomi. Vomi ma rage d'être eux, d'eux, de respirer le même air, ressentir la même honte, d'être faite de la même violence.
     
    "Il me semble, et c'est là ma plaie, que j'avais de quoi réussir la vie, mieux que ça, de quoi la grandir, et grandir la vie, c'est condamner la fatalité, décider à tout prix que la souffrance est révocable et que le progrès peut émerger dans la vérité.
    Mais tu vois, l'avenir, ce grand flandrin qu'on ne voit jamais, j'y croyais comme au dahu, je n'imaginais pas un instant que c'était lui ou moi, et que si je ne l'aspirais pas jusqu'au trognon, lui m'aspirait, me désossait, je donnais carte blanche aux élans du corps et je croyais gagner, oui, oui, gagner contre le temps, contre la mort, quand je me livrais au plaisir."
     
    Je suis bien trop faible pour me laisser vaincre. Je n'ai même plus la force de m'incliner.
     
    Le lait avait un goût d'ortie. Je n'ai jamais goûté d'ortie.
    March 11

    "Meurt le personnalisme, revient la personne" Paul Ricoeur, 1983

    Il me semble que je devrais faire ici un effort de style, l'écriture devenant de plus en plus scolaire et automatique, entre autres oublis de sujets, fautes d'orthographe et coquilles en tout genre.
    Seulement, j'admire trop Jules Renard pour son "la paresse est la mauvaise habitude prise de se reposer avant la fatigue" pour y remédier :D
     
    Je rêve de trouver une quinzaine d'euros dans ma poche pour pouvoir m'acheter Aurélien d'Aragon, tellement me manquent les couchers de soleil sur Montmartre :)
     
    Laissons ce blog n'être qu'un ramassis de feuilles à peine griffonées.
     
    "Kesskjefoulà"... bien bien bien...
     
    "Divine, en pensée, pousse le mimétisme jusqu'à prendre l'exacte position qu'avait Mignon dans cet endroit exact. Sa tête donc, est à la place de la tête de Mignon, sa bouche à la place de sa bouche, son membre à la place du sien, etc., puis elle refait, aussi exactement que possible, - en hésitant, car ce doit être une recherche (une recherche donne seule, par sa difficulté, la conscience du jeu), - les gestes qui furent de Mignon. Elle occupe tout l'espace successivement qu'il occupait. Elle le suit, remplit continûment tout ce que le contenait"
    Jean Genet, Notre-Dame des Fleurs
    March 10

    Novocaïne to the soul, another version of what we really are...

    Je pense à...
    J'aime...
    Je rêve de...
    Je désire...
    J'espère avec...
    Je dors sans...
    Je souris à...
    J'avance avec...
    Je vois ma vie à travers...
    Je commence avec...
    J'attends de...
    J'enlace...
    Je me construis avec...
    Je prends de...
    Je pleure sans...
    Je vois...
    Je me souviens de...
    Je voudrais dessiner...
    J'embrasse...
    Je manque de...
     
     
    lui, l', le,tu, toi,t'
     

    Baby Fjörd

    Je viens de voir qu'on pouvait tomber sur mon blog en cherchant "sexuel" sur baidu.com. Je ne suis pas fréquentable hein? :)
    March 09

    Kind Of Blue, Miles Davis, Retrospective

    Qu’est-ce qu’il me reste ? Pas même l’assurance d’un lendemain. Il aurait fallu inventer mieux que ça. Quelque chose de moins terrestre. Il n’y a plus entre mes moi qu’une infime parcelle de différence. Je sens que je me reconstitue. Et c’est désagréable. Autant que lorsqu’il faudra voir la vérité en face.

    Vous compreniez ce que voulaient dire Morpheus et Niobé avec leur « some things never change, and some others do » ?

     J'ai rencontré un garçon charmant aujourd'hui. Comme quoi les garçons cultivés courent les rues, mais derrière moi, je vois rien donc. Et il écoute Keith Jarret :D

    Rhaa je suis d'une bonne humeur telle qu'elle cache quelque chose. Ca va mal :D Mes parents sont vieux, je suis bien trop jeune, tout me déserte, et c'est effrayant de commencer sa vie tout nu >.< Alors ça a juste l'air d'aller bien. Toute sa vie sous novocaïne, ça ne marchera pas non plus.

     La défense Loujine commence plus que bien. J'ai de grands espoirs lorsque les livres commencent par des enfants qui découvrent la vie comme on ouvrirait une porte condamnée. A reculons.

     Time's quite up darling... =]

     

    March 08

    Ah

    Tu sais ce qui me ferait plaisir? Que tu m'invites à boire un verre :D

    Homerun

    Des criques et des gervita. De vrais rayons de soleil qui réchauffent. Une lumière crue, polaire. Toujours sous novocaïne. Il me semble qu'il suffit encore d'une semaine comme celle-ci pour pouvoir enfin tourner quelques pages :D
     
    Une enveloppe. Je rassemble quelques affaires comme je ramasserais des feuilles mortes. Des objets qui me semblent maintenant incongrus. Absolument plus à leur place. J'ai de plus en plus de mal à me souvenir. J'espère que ça va durer =]
     
    Ai fait l'acquisition de la Chute d'Hypérion II (Simmons), La défense Loujine (Nabokov) et Le tumulte des flots (Mishima). Il me manque 1093849504582594358234923405293,34 euros pour pouvoir enfin acheter les bouquins que je veux. Quelques réminiscences de Clair de Femme. Sisi Amy, les livres c'est aussi bon que le nutella.
     
    Alex, c'est mal de se servir de mon mdp pour effacer les stats,je SAIS que Tigger vient ici :D
     
    J'ai fait du lait à la fraise. Glacé.
     
    Je me sens bien. Doucement extatique.
     
    In da headphones: [Knockin' On The Heaven's Door] - Bob Dylan
     
    Vous savez ce que c'est de tomber amoureux? C'est presque aussi léger qu'un souffle. Le temps de se retourner, on est pris. Je ne l'ai même pas entendu arriver.
    March 07

    Plus on a rien et plus on veut croire.

    C'est assez paradoxal, mais j'ai passé aujourd'hui une excellente journée. Au cas où tu passerais par ici, la SHS et Alberto sont du tonnerre, j'ai eu 14 sur 30, au début, je ne te raconte pas, quand j'ai cru que c'était sur 20, mais non... Bon j'ai quand même eu la meilleure note de mon groupe, je me contente de petites victoires, histoire de grignoter un peu de joie quand même, tu vois ce que je veux dire.
     
    Ce matin j'ai descendu l'avenue. La lumière était d'un jaune clair très doux, très doux, je le répète pour que tu voies à quel point c'était doux. Le ciel était bleu, de ce bleu qui appelle l'été, lorsqu'il n'est pas déjà là. Et ça m'a rappelé lorsque je remontais la rue Soufflot, en seconde, le matin avant la MPI, lorsque j'attendais sur le banc, c'était très doux aussi, je me sentais forte, jeune, avide. Je prenais la lumière comme on devrait prendre la vie, à bras le corps. Les premiers jours en manches courtes, les vacances sont encore loin, et seul, on a l'impression que tout est là pour toi, que ça fait de toi quelque chose d'unique, avant que tu ne te sentes vraiment unique, dans ses yeux, puis ça aussi ça s'en va, il n'y a rien pour toi, il n'y aura jamais rien pour toi. Toi ou d'autres.
    Bon je disais, je descendais l'avenue donc, et... ben rien. Je descendais. Et le feu s'est apaisé. Je ne sentais plus rien. De la novocaïne. Je ne marchais même plus, je ne ressentais rien, JE NE RESSENTAIS RIEN. Je ne savais pas que la vie était si miséricordieuse. Ma soif était éteinte, c'était un peu comme si je n'avais plus rien à attendre, je le savais, j'en étais sûre, une sorte de signe physique qui me disait que je n'avais plus besoin de me battre contre moi-même, que je n'avais plus qu'à laisser faire les choses, puisqu'il y avait bien une délivrance.
     
    Et c'était franchement bien. Je suis encore dans cet état. J'espère que ça va durer une bonne semaine, je n'ai vraiment plus envie de penser à ce qui m'arrive =D
     
    C'est toujours dans les yeux que les gens sont les plus tristes.