Darth's profileThe Hell's GatePhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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March 23 Amours parisiennes, oeil dans l'oeilNous étions deux, non, trois, avec ce Paris que les parisiens oublient d'aimer. Tout contre mon coeur. CutJ'ai trouvé ça dans un de mes cours de SHS: "Levinas: l'épiphanie du visage (quand l'autre se montre à moi) me renvoie au commandement "tu ne tueras point" et à ma responsabilité à son égard." Carrément hilarant. Moi quand je vois quelqu'un je me dis "argh, c'est écrit tu ne tueras point, quel dommage", c'est sûr... c'est fait pour faire de nous de bons médecins... :D March 18 Vampires will never hurt you...La triste vérité est qu'il n'y a jamais eu de Diable pour prendre votre âme. Pas de pacte. Aucune libération possible. C'est peut-être ça que l'enfer. March 16 Petit Jouy"Nous étions deux contraires, Pescatore et moi. Je ne prenais pas l'existence au sérieux. Je n'avais pas de certitude religieuse et pas un sou d'ambition morale, j'étais égaré dans mon époque." Le charme noir, Queffélec.
C'est exactement ce que je suis, une toquade, un caprice, une bulle. Sans substance. Vivre par procuration, c'est mal? :D
Pescatore. Le pêcheur. Je ne pêche pas, et je ne chasse plus guère, même dans ces simulacres de parades amoureuses.
Ce n'est pas un délice de laisser venir, mais que voulez-vous, lorsqu'on n'a même plus l'esprit de se pencher pour respirer les fleurs... on est bien perdus :D
"Cannib s'essayait à la bière comme il en usait du reste: il s'essayait à la vie, aux autres, à lui-même et rien n'allait. Il ne finissait pas ses bières, les autres le brimaient sauvagement, et sans doute il ne s'aimait pas."
Equilibre.
L'alcôve à la tête de mon lit semble s'agrandir à chaque bouquin de SF acheté, j'ai bon espoir de terminer ma collec' (non pas celle de Pokémons, l'autre...)
Le bruit de la chair qui éclate. Le sang. L'horreur immobile. Pas une main tendue. Je suis rentrée chez moi, transie de honte et j'ai vomi. Vomi ma rage d'être eux, d'eux, de respirer le même air, ressentir la même honte, d'être faite de la même violence.
"Il me semble, et c'est là ma plaie, que j'avais de quoi réussir la vie, mieux que ça, de quoi la grandir, et grandir la vie, c'est condamner la fatalité, décider à tout prix que la souffrance est révocable et que le progrès peut émerger dans la vérité.
Mais tu vois, l'avenir, ce grand flandrin qu'on ne voit jamais, j'y croyais comme au dahu, je n'imaginais pas un instant que c'était lui ou moi, et que si je ne l'aspirais pas jusqu'au trognon, lui m'aspirait, me désossait, je donnais carte blanche aux élans du corps et je croyais gagner, oui, oui, gagner contre le temps, contre la mort, quand je me livrais au plaisir." Je suis bien trop faible pour me laisser vaincre. Je n'ai même plus la force de m'incliner.
Le lait avait un goût d'ortie. Je n'ai jamais goûté d'ortie. March 11 "Meurt le personnalisme, revient la personne" Paul Ricoeur, 1983Il me semble que je devrais faire ici un effort de style, l'écriture devenant de plus en plus scolaire et automatique, entre autres oublis de sujets, fautes d'orthographe et coquilles en tout genre.
Seulement, j'admire trop Jules Renard pour son "la paresse est la mauvaise habitude prise de se reposer avant la fatigue" pour y remédier :D Je rêve de trouver une quinzaine d'euros dans ma poche pour pouvoir m'acheter Aurélien d'Aragon, tellement me manquent les couchers de soleil sur Montmartre :)
Laissons ce blog n'être qu'un ramassis de feuilles à peine griffonées.
"Kesskjefoulà"... bien bien bien...
"Divine, en pensée, pousse le mimétisme jusqu'à prendre l'exacte position qu'avait Mignon dans cet endroit exact. Sa tête donc, est à la place de la tête de Mignon, sa bouche à la place de sa bouche, son membre à la place du sien, etc., puis elle refait, aussi exactement que possible, - en hésitant, car ce doit être une recherche (une recherche donne seule, par sa difficulté, la conscience du jeu), - les gestes qui furent de Mignon. Elle occupe tout l'espace successivement qu'il occupait. Elle le suit, remplit continûment tout ce que le contenait"
Jean Genet, Notre-Dame des Fleurs March 10 Novocaïne to the soul, another version of what we really are...Je pense à...
J'aime...
Je rêve de...
Je désire...
J'espère avec...
Je dors sans...
Je souris à...
J'avance avec...
Je vois ma vie à travers...
Je commence avec...
J'attends de...
J'enlace...
Je me construis avec...
Je prends de...
Je pleure sans...
Je vois...
Je me souviens de...
Je voudrais dessiner...
J'embrasse...
Je manque de...
lui, l', le,tu, toi,t'
Baby FjördJe viens de voir qu'on pouvait tomber sur mon blog en cherchant "sexuel" sur baidu.com. Je ne suis pas fréquentable hein? :) March 09 Kind Of Blue, Miles Davis, RetrospectiveQu’est-ce qu’il me reste ? Pas même l’assurance d’un lendemain. Il aurait fallu inventer mieux que ça. Quelque chose de moins terrestre. Il n’y a plus entre mes moi qu’une infime parcelle de différence. Je sens que je me reconstitue. Et c’est désagréable. Autant que lorsqu’il faudra voir la vérité en face. Vous compreniez ce que voulaient dire Morpheus et Niobé avec leur « some things never change, and some others do » ? J'ai rencontré un garçon charmant aujourd'hui. Comme quoi les garçons cultivés courent les rues, mais derrière moi, je vois rien donc. Et il écoute Keith Jarret :D Rhaa je suis d'une bonne humeur telle qu'elle cache quelque chose. Ca va mal :D Mes parents sont vieux, je suis bien trop jeune, tout me déserte, et c'est effrayant de commencer sa vie tout nu >.< Alors ça a juste l'air d'aller bien. Toute sa vie sous novocaïne, ça ne marchera pas non plus. La défense Loujine commence plus que bien. J'ai de grands espoirs lorsque les livres commencent par des enfants qui découvrent la vie comme on ouvrirait une porte condamnée. A reculons. Time's quite up darling... =]
HomerunDes criques et des gervita. De vrais rayons de soleil qui réchauffent. Une lumière crue, polaire. Toujours sous novocaïne. Il me semble qu'il suffit encore d'une semaine comme celle-ci pour pouvoir enfin tourner quelques pages :D
Une enveloppe. Je rassemble quelques affaires comme je ramasserais des feuilles mortes. Des objets qui me semblent maintenant incongrus. Absolument plus à leur place. J'ai de plus en plus de mal à me souvenir. J'espère que ça va durer =]
Ai fait l'acquisition de la Chute d'Hypérion II (Simmons), La défense Loujine (Nabokov) et Le tumulte des flots (Mishima). Il me manque 1093849504582594358234923405293,34 euros pour pouvoir enfin acheter les bouquins que je veux. Quelques réminiscences de Clair de Femme. Sisi Amy, les livres c'est aussi bon que le nutella.
Alex, c'est mal de se servir de mon mdp pour effacer les stats,je SAIS que Tigger vient ici :D
J'ai fait du lait à la fraise. Glacé.
Je me sens bien. Doucement extatique.
In da headphones: [Knockin' On The Heaven's Door] - Bob Dylan
Vous savez ce que c'est de tomber amoureux? C'est presque aussi léger qu'un souffle. Le temps de se retourner, on est pris. Je ne l'ai même pas entendu arriver. March 07 Plus on a rien et plus on veut croire.C'est assez paradoxal, mais j'ai passé aujourd'hui une excellente journée. Au cas où tu passerais par ici, la SHS et Alberto sont du tonnerre, j'ai eu 14 sur 30, au début, je ne te raconte pas, quand j'ai cru que c'était sur 20, mais non... Bon j'ai quand même eu la meilleure note de mon groupe, je me contente de petites victoires, histoire de grignoter un peu de joie quand même, tu vois ce que je veux dire.
Ce matin j'ai descendu l'avenue. La lumière était d'un jaune clair très doux, très doux, je le répète pour que tu voies à quel point c'était doux. Le ciel était bleu, de ce bleu qui appelle l'été, lorsqu'il n'est pas déjà là. Et ça m'a rappelé lorsque je remontais la rue Soufflot, en seconde, le matin avant la MPI, lorsque j'attendais sur le banc, c'était très doux aussi, je me sentais forte, jeune, avide. Je prenais la lumière comme on devrait prendre la vie, à bras le corps. Les premiers jours en manches courtes, les vacances sont encore loin, et seul, on a l'impression que tout est là pour toi, que ça fait de toi quelque chose d'unique, avant que tu ne te sentes vraiment unique, dans ses yeux, puis ça aussi ça s'en va, il n'y a rien pour toi, il n'y aura jamais rien pour toi. Toi ou d'autres.
Bon je disais, je descendais l'avenue donc, et... ben rien. Je descendais. Et le feu s'est apaisé. Je ne sentais plus rien. De la novocaïne. Je ne marchais même plus, je ne ressentais rien, JE NE RESSENTAIS RIEN. Je ne savais pas que la vie était si miséricordieuse. Ma soif était éteinte, c'était un peu comme si je n'avais plus rien à attendre, je le savais, j'en étais sûre, une sorte de signe physique qui me disait que je n'avais plus besoin de me battre contre moi-même, que je n'avais plus qu'à laisser faire les choses, puisqu'il y avait bien une délivrance.
Et c'était franchement bien. Je suis encore dans cet état. J'espère que ça va durer une bonne semaine, je n'ai vraiment plus envie de penser à ce qui m'arrive =D
C'est toujours dans les yeux que les gens sont les plus tristes. March 05 Tu es là"Lui: ...je t'attendais!
Moi: t'as remarqué, j'étais pas là! :D"
Edifiant. Quelle niaise je fais. Fi-fille. March 02 Ce qu'il reste de nousClair de femme, Roman Gary. Voilà, fini. Bon bouquin, réflexions existentielles poussées, un je ne sais quoi de trop mystique, c'est pas encore assez réaliste je crois, mais quelque chose à laquelle on voudrait bien croire, mais qui nous éloigne encore plus du bonheur là encore. Je me rends compte maintenant que je reviens au début de l'histoire. Et ça ne me plaît pas plus qu'avant. Quelque chose qui s'essoufle, peut-être moi, peut-être tous, ça sent à nouveau la poussière et le déjà-vu. Je m'ennuie trop vite, mauvais habitude pour ceux qui restent, je lache assez vite somme toute, il faut toutes les ingénuosités du monde pour maintenir mon attention. Il n'en est qu'un, il est peut-être moi, allez savoir, je suis en train de me demander, comment sait-il, comment arrive-t-il à deviner derrière tout ça. Merci pour tes fleurs, je ne les accroche pas au mur, c'est un peu comme si je commençais déjà à m'en souvenir, et tu m'as dit qu'il fallait se maintenir en vie. Même s'il est trop tard pour faire marche arrière, tu sais comment ça aurait dû être, et rien que pour ça. Ce n'est pas aujourd'hui ton anniversaire, mais comment avant, on ne fête plus que le jour de notre rencontre, c'est comme ça que tu as voulu que les choses soient. Ca commence à ne plus vouloir rien dire. Tu voulais ça aussi il me semble "ça n'a pas besoin d'être compréhensible" que tu disais. J'ai beaucoup de problèmes en ce moment, je me débats contre un tas de choses, tu sais, comme d'habitude, lorsqu'il n'y en aura plus, des problèmes, alors on pourra avoir une maison blanche qui sent le citron et plein d'enfants sur la balançoire. Par grapes, oui. Je ne sais plus quoi te dire, tu as lu ça tant de fois, il faut toujours une fois de plus dans la vie, puisqu'on ne doit rien au malheur. Tu me voyais comme une moitié de nous, et pourtant je recommence à prendre forme, à ne plus être la moitié de rien, et ça m'angoisse, que les gens ne me voient plus comme une moitié de quelque chose, j'ai essayé d'être la moitié de deux, mais ses yeux me voient entière aussi, j'essaye de prendre moins de place pourtant et ça continue, je vais finir par ne devoir vivre qu'avec moi même, moitié de rien. C'est peut-être ça que de grandir, prendre plus de place. Je voudrais partager la place que j'ai avec quelqu'un mais ils sont tous bien trop fiers pour n'être qu'une moitié, et ne voient pas qu'il est bien plus grand de dire "nous" plutôt que "je". Derrière quoi doit-on courir? Je voudrais bien savoir quoi poursuivre. Tant d'ambitions, je n'arrive pas à tout attraper. "Nous ne sommes pas ici pour souffrir". Mais je suis ailleurs. Et je n'ai rien d'autre que des montagnes à soulever. Je n'importe pas assez pour les autres pour qu'il importent pour moi non plus. Ils ne peuvent rien faire pour moi, parce que plus il reste de chacun, moins il reste des deux. Et je prends trop de place. Personne ne veut être deux avec moi, et toi, tu ne le dois pas. "Les hommes oublient toujours que ce qu'ils vivent n'est pas mortel" C'est lorsqu'on découvre que les gestes d'amour qu'on a pour l'autre ont été répétés pendant des siècles, que notre amour même est plus ancien que la mémoire humaine, c'est lorsqu'on s'aperçoit que cet amour n'est ni unique, ni universel, c'est lorsqu'on pleure sur ce que le bonheur ne peut plus inventer, c'est peut-être là le signe que l'amour commence à s'essoufler, et qu'il ne peut plus rien pour nous. Et je pense à ce que fait de nous la vie lorsqu'elle essaie vraiment. Fermer les yeux pour mieux voir. March 01 J'ai rêvé de toi, mon Bacchus...Une Lothie candide rêvait à sa fenêtre Lorsque la surprirent là les feux du couchant. Le ressac nocturne soudain semblait renaître Et avec lui l’image d’un désir menaçant.
Le soir s’épaississait tel un oisif veuvage Et couvait des visions affolant l’innocente Tantôt fabuleux Vulcain étreignant sa cage Ou bien esprit frappeur à la soif triomphante.
L’ingénue se dérobe aux ombres faméliques Mais bientôt la rattrapent ces incubes du feu Grinçant que s’ils errent par l’enfer frénétique C’est que nul homme libre n’a besoin d’un Dieu
Elle livre ses hantises à l’ardeur d’une plume L’émerveillement s’attarde, centaure ou sirène Demeure alors le songe tel la nuit obscure Prisonnier sans étoiles, mi-prose mi-poème.
Un trackback pour Virya, ma Chérie AmourMoment Musical
Si elle naît si tôt, si ses abords sont sages, C’est qu’elle couche auprès du ciel ses fuyants désirs Mais l’esprit grimaçant enfante des orages Frappant ses poings brûlants aux portes d’un empire.
Bouillonne alors le sang noir des belladones, Et sous ses doigts s’exhalent les noirs parfums Des airs qui se savent, promettent et se donnent Des notes qui se frayent un occulte chemin.
Quel doux empire que celui des promesses traîtres ! Ainsi souvent s’éclaire, pressée tout aux fenêtres Cette nuit imprégnée des éclats du levant.
Sous ces cieux barbares éclatent les tambours Pour celle qui ne sait reconnaître l’Amour Que les yeux fermés, entre mille cailloux blancs !
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