Darth's profileThe Hell's GatePhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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October 28 TroubleIl y avait quelque chose dans l'air ce matin, qui le faisait paraître plus blanc.
"Il faisait froid et ténu"
[In da headphones: You belong to me _ Shrek Soundtrack]
L'hiver est arrivé. October 26 C'est les P1 qui gueulent, qui gueulent, C'est les P1 qui gueulent le plus fort!Il y a quelque chose de très désespéré et de très urgent dans ma vie. C'est comme si le précaire avait atteint son point de stabilité.
Ah oui, il s'appelle Gael, il est en P1 après une année de pharma, il lit du Simmons et merde, il est classe.
J'avais oublié ce que c'était de se faire des amis. Ne pas trop précipiter les choses, être au bon moment au bon endroit, le tact et le reste.
Dieu que c'est bon! [dixit Tigger devant des radis] October 07 Les égarésDans la chambre rouge et noire, un éclat nu
Surprend des promesses d’amants ivres de chair
La douleur qui fascine et le désir qui tue
Consciences jumelles, pauvres âmes solitaires.
Le toucher diaphane d’un soupir qui effleure
Sans penser, le vacarme sourd des draps inquiets,
Se retire divin, tel le jour qui se meurt,
Tandis que s’anime enfin le corps adoré.
Il émerge du lit comme d’une bataille,
Presque revenu Dieu d’un Enfer sans faille,
Enfin couronné, l’éternel martyre !
Tout embrumé encore de la mort du soleil,
Il enlace les ombres du matin vermeil,
Ange bicéphale aux lâches repentirs. L'amanteAux aubes pelucheuses, humides d’étoiles,
Entre clartés vibrantes et horizons noirs,
Navires bleuissants faisant claquer leurs voiles
Et crevant le ciel lorsque se lève le soir.
Je m’abandonne diaphane, au creux de tes mains,
Fruit déjà trop mûr de caresses ardentes,
Lorsque s’écroulent les châteaux des grands matins,
Souvenirs fugitifs aux saveurs persistantes.
L’air est frissonnant de nos étreintes jumelles
De Dieux ne connaissant que la vie éternelle,
Hérissant mes sens, allumés d’obscurité.
Aux lueurs du quartier calciné d’une lune,
Entre volets clos et tentures de perse brune,
Là s’estompe l’éclat des ivresses expiées. "Amours diluviennes"?Hier je me suis réveillée et j'avais 17 ans. Aujourd'hui, pareil.
La vie n'a aucune imagination. October 01 01-10-06"Maintenant il faut la ramener à la maison..."
Singulier Aurélien. Une langue fluide, un lyrisme désespéré que semble pardonner la langue fangeuse du peuple. Ce qu'on attend de la vie bientôt rattrapé par ce que la vie nous donne effectivement. Le récit d'une désillusion, de ce que la vie peut être une trahison de l'amour. Un fatalisme aveugle. Ce que je cherche à fuir de la nature de l'homme, si complexe, merde, je n'accepte pas l'humain.
Depuis quelques temps, je note que je ferme les yeux à cet "humain", je ne cherche plus que l'espoir. Aragon est un génie, mais il rêve à l'homme. C'est bien là quelque chose que je ne partage pas. L'homme, c'est les reste d'un combat sans honneur. Le monde est décidément trop différent, trop laid de ce qu'on en attend pour qu'on l'accepte.
J'ai en commun avec Aragon le goût de l'absolu, ce qui ne comporte aucune restriction ni réserve, ce qui ne fait aucune concession, ne supporte ni la critique, ni la contradiction : "Ce que nous cherchons est tout; faites entrer l'Infini ". Fermer les yeux et évoquer l'idée d'illimité, d'extrême, d'éternel. Avoir faim. L'idée d'esthétique... une vraie tuerie.
A ranger aux côtés de Leland. Le même sentiment de défaite. Il n'y a décidément pas de seconde chance.
" Il savait de certitude Bérénice à jamais perdue... Que se passait-il dans cette femme muette? Il se dit que leur histoire, cet échec si complet de l'amour, ce démenti de la vie à l'amour, et aussi cette illusion de l'amour, incompréhensible, renaissant de 18 années d'oubli progressif. Progressif, mais d'oubli. Il se disait ...Il se disait : toute la vie... toute sa vie... absurdement attendri sur lui-même... ".
Ses phrases se passent de fin, des points de suspension, pour suspendre justement, suspendre, essayer d'accéder au plus haut, ce que l'on peut ressentir est autrement plus hors de portée que tout ce que l'on peut dire.
Dites, on peut faire de l'amour une religion? 28-09-2006Virya s'échappe de l'amphi. Elle me laisse Aurélien, d'Aragon et le souvenir d'un polaroïd. L'impression d'être devenue terne, de stagner, de m'être enfermée quelque part sans le savoir. J'ai juste pas envie de m'acharner à devenir ce que je ne peux pas devenir, malgré tous mes efforts, comme un coup d'épée dans l'eau. Ne pouvoir être que moi. Ne réussir à devenir que moi. Il y a peut-être une fatalité tout compte fait.
Deborah. Une très jolie fille. Une sorte de petite poupée fantasque, un papillon rongé apr quelque affreux mal qui le fait voleter de travers. Les belles personnes ne sont aps souvent saines. Des cheveux vaporeux; des yeux noyés dans la brume, moelleuse. Une élégance de petite fille riche, les mêmes hésitations, les mêmes transitions hystériques. Et moi en face, de la vieille école, qui crois encore que les mots sont rédempteurs, qu'on peut encore sauver quelqu'un en le serrant fort contre soi, en lui disant que tout ira bien, que le pire est derriere, que tout peut être beau, que tout l'est, même si pour s'en apercevoir, il faut quand même fermer les yeux.
C'est moi, en fin de compte, qui ai besoin d'aide. Je me noie.
Je ressens de moins en moins. Je me sens de plus en plus. Je me surveille trop.
Je viens de me rendre compte que c'est quelqu'un d'extraordinaire. Il n'y a guère qu'avec lui que je réussis à m'oublier. Lui dire, surtout.
Parfois. Souvent. Là. Mais. Autrement. Pourtant. Il y a. Seulement. C'est que. Nous. Pouvoir. Monde. Trop.
Aurélien me fait l'effet d'un oreiller moelleux. C'est réconfortant de savoir qu'on a de quoi se nourrir cete semaine.
Lire Aragon me renvoie à O.B. Quel plaisir de se savoir liée en quelque chose que ce soit avec cet homme! |
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